L’ancien entraîneur de Nantes, Vahid Halilhodzic garde un souvenir amer de sa courte aventure chez les Canaris.
Les entraîneurs ne font généralement pas long feu sous le règne de Waldemar Kita. A l’image de Raymond Domenech, Vahid Halilhodzic en est un autre bel exemple, passé sur le banc des Canaris entre octobre 2018 et juillet 2019. L’ancien attaquant revient sur ses mésaventures et justifie son départ précipité. La gestion du mercato notamment, l’a incité à fuir.
Halilhodzic accuse Kita de faire n’importe quoi
« Je suis parti parce que je n’étais pas d’accord avec la politique sportive du club. La tête haute. Quand l’entraîneur n’a aucune influence… Ce n’est quand même pas au club de décider qui va jouer ou qui va partir. Je n’étais pas d’accord. Ce qui ressortait, c’était de l’improvisation et de l’incompétence à tous les niveaux », a-t-il balancé dans les colonnes de L’Equipe.
« On avait formé une cellule, on avait travaillé pour la saison suivante. Je voulais vraiment aider, reconstruire quelque chose de durable. Je voulais qu’on puisse envisager l’Europe. (…) On avait ciblé des joueurs en fonction des moyens. Tu regardes des joueurs de L2, d’équipes qui descendent. J’avais contacté plusieurs joueurs en fin de contrat, des joueurs mis de côté. Mais un jour on vous dit : ‘Oui, oui, on va le faire.’ Puis un autre que c’est cher », se souvient le Bosnien.
« Quand, pour un joueur à 90 ou 100 000 brut, on commence par proposer 25 ou 30 000, c’est sûr, il ne viendra pas. Et que quelqu’un de l’extérieur au club amène des joueurs (l’agent Mogi Bayat), ça, je ne pouvais pas l’accepter. (…) Maintenant c’est son club (à Kita), il a investi. Mais sportivement, ça ne peut pas être comme ça », a pointé du doigt Halilhodzic. Nantes est actuellement 18e de Ligue 1 et en danger sportivement.
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