Le président de l’OM Jacques-Henri Eyraud a décidé d’entamer une procédure de licenciement contre André Villas-Boas.
Des différends avec sa direction notamment sur l’orientation du recrutement, des difficultés avec certains cadres du vestiaire dont Dimitri Payet, des résultats décevants depuis le début de la saison, une Commanderie à feu suite à la mission menée par des supporters samedi dernier, un climat délétère… C’en était trop pour André Villas-Boas qui a décidé de jeter l’éponge. Mais dans la foulée de sa démission, Jacques-Henri Eyraud a choisi de le mettre à pied et d’entamer une procédure de licenciement. Pourquoi ?
Eyraud veut éviter le grand déballage de Villas-Boas
Adil Rami, qui connaît bien le président de l’OM pour avoir lui aussi été licencié à l’été 2019, pense avoir la réponse. « Ce que je pense, c’est qu’il n’accepte pas qu’André Villas-Boas se retire gratuitement. Parce que le gros problème, c’est qu’il va pouvoir parler derrière. Quand tu entres en conflit et qu’il y a les avocats au milieu, tu ne peux plus parler. Je sais qu’il a l’habitude de faire signer des contrats de confidentialité », a exprimé le défenseur au micro de RMC.
« Le licenciement, c’est pour éviter que ces gens parlent, que le coach parle et dise plus de vérité. C’est ce qui me frustre et m’énerve. La méthode Eyraud, c’est fermer toutes les portes et essayer de fermer des bouches avec des licenciements. C’est bien dommage, parce que c’est maintenant qu’on aimerait connaître des vérités », a poursuivi Rami qui considère ce président comme néfaste pour le club.
Rami a trouvé la taupe
« Quand on entend parler Jacques-Henri Eyraud, c’est toujours pour parler de sa propre poire, de défendre son propre constat contre le passé de l’Olympique de Marseille », a-t-il noté, en référence à l’une de ses dernières sorties, avant de l’accuser d’être la fameuse taupe qui a révélé l’affaire Dimitri Payet – Florian Thauvin. « A ce moment-là, Jacques-Henri Eyraud a commencé à dire qu’il avait un record de licenciement en tant que président. En gros, il a fait comprendre qu’il n’avait peur de rien, qu’il connaissait ses droits et que c’était un génie », a conclu Rami.
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